Voici quelques extraits tirés de mes lectures passionnées de SAN-ANTONIO
Du grand, du très grand Frédéric DARD
J’ai toujours proclamé qu’il existait deux catégories de femmes :
Celles qu’on a envie d’accrocher à son palmarès ; et les autres.
Des autres, je n’ai rien à en dire, n’ayant rien à en foutre, comme on dit dans les salons du faubourg Saint Germain, mais il me plairait de subdiviser la première catégorie.
Parmis les nanas qu’on aime à honorer de sa présence, il faut distinguer celles qu’on se farcit sans ostentation, because elles ont une avarie à la coque, et celles qu’au contraire on aime trimbaler dans les lieux surpeuplés histoire de prouver à ses contemporains qu’on possède du sex-appeal à ne plus savoir où donner de la tête et des jambes…
La poésie c’est comme l’eczéma : elle te surgit, t’irruptionne, te fait ressembler à un cul de singe, et puis s’en va, te laissant beau et désemparé…
Les gens t’aimerais parfois leur tendre la main.
Ce qui t’empêche, c’est la certitude qu’ils ne la verraient pas.
Une mains tendue, c’est pas commode à repérer parmis tous ces bras d’honneurs dressés à ton entour.
Ou alors, quand tu l’avise, t’as la trouille d’un piège.
Ya tellement plein de sournoiserie tout partout…
Le français il a horreur qu’on le fasse chier.
Il sent bien que sont existence est brève, le français.
S’il doit se casser les couilles à héberger des gens, il préfère pas avoir de potes.
Se garder pour soit tout seul, s’économiser un max !
Merde !elle est assez duraille à assumer l’existence non ?
Et tu voudrais, de surcroît, vivre pour des gens, dont, franchement t’as pas grand-chose à cirer toi ?
Un gueulleton, il veut bien le français, c’est pas long et c’est l’occasion d’une belle jaffe.
Mais garder des mecs sous son toit, tu parle d’une méchante corvée !
Ma pomme quand ça m’arrive d’héberger, je compte les jours, les heures même.
Je secoue ma montre dans l’espoir que les aiguilles tournerons plus vite.
Ils auront beau dire, prétendre, la seule véritable aventure c’est l’homme !
Le reste n’est que l’épisode indigent pour feuilleton au rabais.
L’homme, tu prends une position confortable et tu le regarde vivre, agir.
En moins de rien tu es fasciné.
Il te capte, te surprend, t’emmène.
Là, le véritable drame commence et, tout à ta subjuguance, tu cherche à communiquer avec lui.
T’as besoin de lui expliquer que tu es un homme, toi aussi, et que par conséquent, un homme plus un autre homme, ça doit faire deux hommes.
Mais il ne l’entend pas de cette oreille, le fumier.
Non plus que de l’autre.
Et la dure évidence te vient.
Anéantisseuse d’espoirs.
Un homme plus un homme, ça égale, un homme plus un homme, mais jamais deux hommes.
Une foi que tu as traité un con de con, tu l’acceptes plus aisément.
Te mettre en situation de remords, c’est l’unique solution pour arriver à le supporter.
Mais attention, minute lisette : pas y prendre goût, virer sadique.
Hou que non !
Le dosage, c’est la force des nations.






















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